25.05.2011
Yann, breton de cœur

C’est sur Internet et par des forums de voyageurs que nous entendons parler d’un petit B&B tenu par un Français au cœur de Buenos Aires. Les commentaires ne tarissent pas d’éloges sur cet endroit et son propriétaire, c’est décidé nous y passerons quelques jours.
Yann, propriétaire de La Querencia de Buenos Aires s’avère avoir des origines bretonnes. C’est lors de son service militaire à Lorient que son grand-père a rencontré sa grand-mère. Né à Cahors, dans le sud-ouest, Yann passera pourtant tous ses mois d’août en vacances au camping de Port-Louis en Bretagne. « Mon père avait cinq frères et sœurs, les étés en Bretagne était synonymes de retrouvailles avec les cousins et cousines, de rassemblements chez les grands parents » nous explique t-il.
Le goût du voyage
« J’ai toujours bougé même dans le cadre de mon travail » nous confie Yann. Employé de guichet en début de carrière puis directeur d’agence et enfin formateur, Yann a travaille à La Poste, ce qui lui a permis de changer régulièrement de région et de statut.
Attiré depuis toujours par l’Argentine, il effectue son premier voyage avec des amis en 2003. Il visite les chutes d’Iguazu, la ville de Salta dans le nord-ouest, cependant c’est la capitale qui remporte ses faveurs : « La ville de Buenos Aires m'a séduit tout de suite ».
Un déclic se fait dans son esprit lors d’un voyage à Barcelone, il loge dans un "Bed & Breakfat" tenu par des Français. Il tient a présent son projet: ouvrir un B&B à Buenos Aires ce qui lui permettra de concilier travail, voyages et rencontres.
Il revient plusieurs fois en vacances en Argentine et fin 2008 il s’y installe définitivement avec son projet bien en tête.
L’atmosphère de Buenos Aires
« C’est la ville la plus européenne d’Amérique du Sud, quand on arrive, on ne se sent pas vraiment dépaysé » nous dit-il. Effectivement, Buenos Aires est une bonne transition entre la vie en Europe et celle en Amérique du Sud, sans changement brutal. Les « Portenos », habitants de la capitale argentine, descendent pour la plupart des immigrés européens. Un adage dit d’ailleurs que les Mexicains descendent des Aztèques, les Péruviens descendent des Incas et les Argentins descendent des bateaux !
L’acclimatation se fait doucement, Yann nous explique que les Argentins sont très faciles et abordables au premier contact, il est cependant un peu plus compliqué de rentrer dans leur intimité et dans leur réseau. Il s’adapte pourtant petit à petit.
La Querencia
En juin 2009, Yann a un coup de cœur pour une maison située dans le quartier de San Telmo. Il y a d’importants travaux! Tout ou presque est à refaire mais cela ne le décourage pas et il l’achète. Il entame les premiers travaux seul et pendant quatre mois il casse des murs, enlève des débris et cherche à retrouver l’aspect initial de la maison.
En novembre, les ouvriers arrivent et c’est le début des gros travaux de plomberie et d’électricité qui dureront eux aussi plusieurs mois. Un an plus tard les chambres sont prêtes: la maison a retrouvé ses allures d’origine et ses deux patios initiaux. Son idée, donner à La Querencia des allures «d’oasis dans la ville » comme il aime à nous l’expliquer. Et c’est plutôt réussi !
Tout ça paraît quand même plutôt facile mais Yann avoue avoir eu une bonne étoile : « J’ai rencontré les bonnes personnes qui m’ont aidé au bon moment. Les procédures sont assez compliquées mais j’ai eu de la chance, on m’a recommandé des personnes honnêtes et de confiance».
Il nous raconte tout de même une anecdote au sujet de ses premiers contacts avec les artisans ébénistes pour refaire la porte d’entrée. Les premiers devis annoncent des montants exorbitants avec des délais de travaux astronomiques pour finir par quelqu’un d’honnête qui lui fera le travail dans la journée !
Le futur en Argentine
A présent bien installé, Yann voit son avenir ici. Il a adopté les us et coutumes locales, il boit le « mate », supporte l’équipe de rugby des Pumas mais nous avoue une faiblesse : « Le tango, je n’ai pas encore pris le coup ! » plaisante t-il !
Il rentre une fois par an en France pour voir la famille et les amis et aussi faire le stock de foie gras, de fromages et de spécialités du sud ouest.
Et la Bretagne dans tout ca ? Et bien, elle fait partie de ses projets futurs puisque Yann souhaite ouvrir une crêperie à Buenos Aires avec un ami.
« Il existe des restaurants basques mais pas encore de crêperie ! » nous raconte-t-il. Et oui, il suffisait d’y penser !
Pour plus d’info : http://www.laquerenciadebuenosaires.com/
ou sur Facebook : http://www.facebook.com/pages/La-Querencia-de-Buenos-Aires/110470740118
16:56 Publié dans Portraits de bretons | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note









Commentaires
"Ils ont des chapeaux ronds, Vive la Bretagne..."
"Ils ont des chapeaux ronds, Vive les Bretons, ton-ton-ton...!!!"
lolll
Écrit par : André Doré | 25.05.2011
Pour l'adage, z'avez lu l'intro de mon livre ou bien ??? ;-) Où en êtes-vous, maintenant, amigos latinos ?
Écrit par : David Cormier | 26.05.2011
@ David: Et non, meme pas! C´est Yann qui nous l´a dit mais je crois que c´est ecrit aussi qqlpart dans le Routard! Nous sommes a Sucre, en Bolivie, on se remet doucement d´une petite intoxication alimentaire! Et oui, la bouffe du marche...
Écrit par : Eric & Julie | 26.05.2011
OK. Un Argentin m'en a encore parlé récemment, de cette blague. Elle est connue... Cela dit, j'ai peut-être lu ça sur le Routard aussi ! ;-)
Écrit par : David Cormier | 30.05.2011
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